Enfants kidnappés - Le projet Amber s'implante au Québec
Mots clés : amber

Photo: Jacques Nadeau
Amber repose sur une solide collaboration entre la police, les médias et des organismes comme le Réseau enfants retour Canada, l'Association des centres d'urgence 911, le ministère provincial des Transports et la SAAQ. Le programme vise à fournir une réponse rapide des autorités civiles et policières lorsqu'un enfant tombe sous la main d'un ravisseur. Les policiers alertent derechef les médias, qui transmettent à leur tour l'information au grand public. La collaboration de la presse électronique permettra à l'alerte Amber d'atteindre
65 % des parts de marché à la radio et 67 % des parts à la télé.
En matière de kidnapping, c'est dans les premières heures que se décide la vie ou la mort d'un enfant. Selon une étude réalisée par le Département de la justice américain en 1993, les enfants assassinés à la suite d'un enlèvement ne survivent pas à la première heure de captivité dans 44 % des cas, aux trois premières heures dans 74 % des cas et à la première journée dans 91 % des cas. Si meurtre il y a, il survient au premier jour de l'enlèvement neuf fois sur dix.
L'alerte Amber sera réservée aux cas d'enlèvements de mineurs dont la vie ou la sécurité est sérieusement menacée.
L'enlèvement parental pourra faire l'objet d'une alerte s'il y a un risque pour la sécurité de l'enfant ou si le parent fautif risque de fuir à l'étranger. Le Québec a connu 237 enlèvements d'enfants l'an passé, et la majorité de ces délits étaient l'oeuvre d'un parent. Sur le total, 15 jeunes n'ont jamais été retrouvés.
Avec la Presse Canadienne
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