Jean Larose perçoit dans Les Invasions barbares l'incapacité du Québec moderne de penser la mort
Au-delà de Cannes, de la fierté de voir un film québécois s'en tirer plus que bien (meilleur scénario, prix d'interprétation féminine), au-delà de l'éloge quasi unanime, que nous révèlent Les Invasions barbares sur le Québec? Nous avons posé la question à Jean Larose, écrivain et professeur de littérature à l'Université de Montréal, qui réfléchit sur la crise de la culture depuis une vingtaine d'années, entre autres à partir de notre cinéma. En 1987, dans un essai qui a fait date, La Petite Noirceur, il avait analysé Le Déclin de l'empire américain de Denys Arcand comme un symptôme de l'hédonisme anti-intellectuel des élites québécoises. À ses yeux, Les Invasions ont aussi de nombreux défauts. Entretien sous forme de charge.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
Si vous êtes abonnés mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.