Jean-Marc Fournier a un plan - Les sans-logis seront bientôt fixés

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Clairandrée Cauchy
Édition du mercredi 21 mai 2003

Mots clés : frapru

Le ministre des Affaires municipales et de la métropole, Jean-Marc Fournier souhaite rendre publiques, d'ici deux semaines, les mesures d'urgence destinées aux sans-logis du premier juillet. C'est ce qu'il a expliqué aux représentants du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) lors d'une rencontre hier matin.

«Il y a plusieurs plans à l'étude. Dès qu'on connaîtra les moyens dont on dispose, on va être capable d'annoncer les mesures à mettre en place», a indiqué hier son attaché de presse, Stéphane Gosselin.

En rencontre avec le FRAPRU, le ministre Fournier a reconnu que le programme, mis en place sous l'administration péquiste, était trop complexe et pouvait ralentir l'adoption des mesures d'urgence par les villes.

Il ne s'est cependant pas prononcé sur la possibilité d'élargir l'aide financière au logement pour les personnes seules et les couples sans enfant, comme le réclamait la Commission des droits de la personne et de la jeunesse la semaine dernière.

Le FRAPRU a fait valoir au ministre qu'une augmentation de budget s'avérait essentielle: «L'an passé, avec un budget de 9,5 millions de dollars, les villes ne pouvaient plus distribuer de supplément au loyer après le 10 juillet. Si on n'augmente pas le budget cette année [qui est de 3,2 millions], il est clair qu'on va rencontrer le même problème, encore plus tôt, alors que le programme doit, en théorie, s'appliquer tout au long de l'année», a soutenu la porte-parole du FRAPRU, François Saillant, qui évalue à 15 millions de dollars les sommes nécessaires pour financer adéquatement le programme. Le groupe note également que des villes telles Victoriaville et Sherbrooke, pour l'instant exclues des mesures d'urgence parce qu'elles connaissent un taux d'inoccupation légèrement supérieur à 1,5 %, devraient être admissibles.

M. Saillant a aussi insisté auprès du ministre pour que les fonds destinés à l'aide d'urgence ne soient pas puisés à même le budget régulier de la Société d'habitation du Québec, comme cela avait été le cas par le passé. «Ce serait ridicule de sacrifier la construction de logements sociaux pour dépanner ceux qui n'ont pas de logement.»

Le FRAPRU a également sensibilisé le ministre à l'importance de maintenir l'enveloppe budgétaire de 127 millions de dollars pour le logement social et abordable prévue dans le dernier budget Marois. «Le PLQ s'est engagé à réaliser les 13 000 logements sociaux promis par le PQ en 2001 d'ici cinq ans. Une grande partie de cette somme sert à honorer cette promesse», a souligné François Saillant. Des 127 millions de dollars, 70 servent à financer des projets où le gouvernement fédéral investit des sommes équivalentes.

Au cours des prochaines semaines, le FRAPRU entend poursuivre les pressions en invitant «les gens qui appellent les comités logement à prendre contact avec le bureau de leur député», précise M. Saillant.


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