Communications sans fil - Le téléphone permet maintenant un accès direct aux banques de données
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Le taux de pénétration de la téléphonie cellulaire s'établit à 36 % au Canada
&T recouvre maintenant la presque totalité de l'espace canadien avec son réseau de communication sans fil. Un secteur actif pour une entreprise diversifiée.Vaste réseau en effet puisque Rogers AT&T compte présentement 3,5 millions d'abonnés au Canada et que son réseau de communications sans fil s'étend sur 93 % du territoire canadien. «Nous voulons nous faire connaître comme l'autre standard, l'autre réseau pancanadien sur lequel vous pouvez compter. Nous sommes en mesure de vous mettre en communication avec qui que ce soit peu importe où il se trouve.»
Rogers AT&T Communications sans fil est la filiale communications sans fil de Rogers Communications inc. L'actionnariat de l'entreprise se divise ainsi: Rogers Communications détient 56 % des actions, AT&T Wireless des États-Unis possède 34 % des actions, et un bloc de 10 % est détenu par le public. Rogers Communications inc. est une importante société de portefeuille canadienne qui oeuvre principalement dans le domaine des télécommunications. Elle comprend trois filiales. Outre Rogers AT&T Communications sans fil, spécialisée en téléphonie cellulaire, il y a Rogers Cable, un important câblodiffuseur au Canada anglais, et Rogers Media qui possède, entre autres, les mensuels Châtelaine et L'actualité.
À portée de voix
Selon Jean Laporte, la téléphonie cellulaire est non seulement passée dans les moeurs contemporaines, mais il croit que ses plus beaux jours restent à venir. Il rappelle avec justesse l'époque de la préhistoire de la téléphonie cellulaire. Le téléphone cellulaire était alors massif, encombrant presque, et les communications limitées. «Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Mais qui à cette époque aurait cru que le téléphone cellulaire connaîtrait autant de succès?»
En effet, la miniaturisation des appareils, l'étendue et la fiabilité des réseaux, l'accessibilité des coûts ont fait en sorte que le téléphone cellulaire est maintenant à la portée de tous. «De plus en plus de nos clients utilisent seulement un téléphone cellulaire. Ils n'ont même plus de ligne conventionnelle.»
Malgré l'engouement sans cesse grandissant pour la téléphonie cellulaire, le Canada demeure, selon Jean Laporte, un marché en devenir. «Le taux de pénétration du téléphone cellulaire au Canada s'établit à 36 % tandis qu'aux États-Unis, il est de 50 %. Il y a donc un marché à aller chercher.»
Une façon de conquérir ce nouveau marché est de mettre à la disposition du client la meilleure technologie disponible. Déjà, le téléphone cellulaire est passé en mode numérique. «Seulement 2 % de nos abonnés se servent encore d'un téléphone analogique.»
Les plus récents téléphones cellulaires offerts par Rogers AT&T s'appuient sur deux technologies de pointe: le GSM (Global System for Mobile Communications) pour la transmission de la voix et le GPRS (General Paquets Radio Switching) pour la transmission des données. Ce sont les deux technologies les plus répandues au monde, sauf au Canada, et elles sont en train de s'établir comme standard international. «Ces nouveaux appareils contiennent une puce que l'on peut changer. Ainsi votre téléphone pourra fonctionner autant aux États-Unis qu'en Europe.»
Plus qu'un simple téléphone
Le téléphone cellulaire que l'on glisse dans une poche est devenu aujourd'hui plus qu'un simple téléphone. C'est un outil de communication. Déjà, grâce aux technologies GMS et GPRS, on trouve sur le marché des téléphones cellulaires capables d'acheminer et de recevoir des messages en texte. C'est le service SMS (Short Message Service) qui permet la composition de courts textes comportant 160 caractères.
Selon Jean Laporte, ce n'est que le début. «Si la téléphonie cellulaire vocale était une révolution jadis, la révolution à venir est la transmission de données par le biais du téléphone cellulaire.» Dans ce cas, le téléphone cellulaire permettra d'accéder à une foule de données. Il sera possible de consulter Internet, et même d'y naviguer, de gérer son courriel, de recevoir les prévisions de la météo; bref, toutes les possibilités sont envisageables. «Il sera même possible pour un commis voyageur d'être relié à l'inventaire de son entreprise par l'entremise du téléphone cellulaire. Et cela marchera partout où votre cellulaire fonctionne.»
La technologie est déjà disponible, en fait, elle devance l'utilisateur. «C'est ce dernier qui choisira l'utilisation qu'il veut en faire. Ce n'est pas une question de technologies mais plutôt de solutions. Il faut que la solution proposée soit à l'avantage du consommateur et qu'il puisse y reconnaître un excellent rapport coûts-bénéfices.»
C'est pourquoi Jean Laporte reste calme quant aux promesses de la troisième génération de téléphones cellulaires (3G), celle qui donnerait accès à une bande passante plus large. «Même si vous pouvez recevoir un signal télévisuel avec votre téléphone cellulaire, allez-vous vraiment regarder la télévision de cette façon?»
La téléphonie cellulaire, et en particulier la transmission de données rendue possible par celle-ci, est vouée, selon Jean Laporte, à un brillant avenir. Plusieurs raisons justifient cet enthousiasme. D'abord, plus les gens se familiarisent avec la téléphonie cellulaire, plus elle se répand. Ensuite, il y a les jeunes, nés avec l'ordinateur et déjà férus de technologies. «Le téléphone cellulaire a remplacé le téléavertisseur chez beaucoup de jeunes.»
Mais il y a surtout la liberté que procure le téléphone cellulaire et les communications sans fil. «En coupant les câbles, on donne davantage de liberté à l'humain. Il n'est plus rattaché à un seul lieu, que soit son bureau ou son domicile. Il fait partie d'un grand réseau qui lui permet de communiquer partout et en tout temps.»
À ceux qui y voient là un nouvel esclavage, Jean Laporte répond «qu'il n'y a rien à craindre puisque ce sera toujours l'humain qui décidera quand et comment il veut être rejoint». En effet, peu importe le degré de sophistication de la technologie, un téléphone cellulaire demeure un appareil que l'on peut éteindre.
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