Malgré un surplus en 2002 - Aéroport de Québec voit son ciel se couvrir
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Aéroport de Québec a généré un surplus d'exploitation en 2002 malgré une baisse du trafic passager de 5,4 %. Toutefois, l'avenir préoccupe ses dirigeants notamment à cause de la situation précaire de son client principal, Air Canada, et d'un projet de loi à la Chambre des communes qui aurait pour effet d'empêcher les aéroports de jouer leur rôle de participant au développement économique régional.
C'était hier la deuxième assemblée annuelle publique d'Aéroport de Québec. Gaétan Gagné, président du conseil, a exprimé son inquiétude devant le projet de loi fédéral qui vise à empêcher les aéroports de faire des démarches pour attirer chez eux de nouvelles compagnies aériennes. Un petit aéroport, comme celui de Québec, doit pouvoir prendre des telles initiatives, ce qui n'est pas, par exemple le cas à Toronto où la situation est plutôt inverse. Il y a là plus de transporteurs qui veulent s'y installer que d'espace pour les y accueillir.
Aéroport de Québec entend donc défendre sa position auprès des autorités au cours des prochains mois. En 2002, les deux premiers trimestres ont donné lieu à une baisse considérable du trafic de 21,6 et 12,1 %, alors que les deux derniers trimestres ont vu une augmentation du trafic de 6,4 et 12,8 %, ce qui était de bon augure pour le présent exercice. Le surplus d'exploitation fut de 222 497 $ en comparaison de 125 213 $ au cours de l'exercice 2001.
Aéroport de Québec est responsable depuis le 1er novembre 2000 de la gestion, de l'exploitation, de l'entretien et du développement de l'aéroport international Jean-Lesage qui abrite sept transporteurs offrant 36 liaisons régulières quotidiennes vers 12 villes du Québec, de l'Ontario et de la Nouvelle-Écosse au Canada, ainsi que vers Boston et New York aux États-Unis. Il y a en outre 12 envolées hebdomadaires vers Paris, la Floride, le Sud en hiver.

