Société de transport de Montréal - Conducteurs d'autobus et de métro montrent des signes d'impatience

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Clairandrée Cauchy
Édition du lundi 05 mai 2003

Mots clés : stm

Les chauffeurs d'autobus et les opérateurs de métro de la Société de transport de Montréal (STM) iront travailler en civil aujourd'hui, vêtus de chandails et de macarons véhiculant des slogans syndicaux. Il protestent ainsi contre la lenteur des négociations avec la STM.

«Après 13 rencontres, en six mois, on a l'impression que l'employeur ne négocie pas sérieusement. On pense que les gens en avant de nous n'ont pas de mandat pour déroger du cadre financier proposé par la ville à ses employés», fait valoir le président du syndicat, affilié au SCFP, Claude Benoît. La dernière séance de négociation a eu lieu il y a de cela deux semaines.

Le litige porte surtout sur les salaires. La STM offre des augmentations de 2 % par année, pendant cinq ans. Pour l'année 2003 cependant, cette somme devrait être financée à même des économies réalisées ailleurs dans les conditions de travail. Il s'agit d'une proposition similaire à celle que la Ville de Montréal a formulée à ses employés. De son côté, le Syndicat des chauffeurs d'autobus, opérateurs de métro et services connexes demande 6 % par année, pendant trois ans.

Selon l'évaluation de la STM, ces demandes signifient une augmentation de quelque 23 millions en 2003, pour le seul syndicat des chauffeurs, alors que des négociations sont en cours avec l'ensemble des syndicats. La porte-parole, Odile Paradis, précise que la société vit une période financière difficile, s'acheminant vers un déficit de 18 millions pour l'année 2003.

«On ne semble pas reconnaître l'existence de difficultés financières. On n'en a pas d'argent à mettre sur la table. Cela dit, si on revoit certaines dispositions de la convention, il y a sûrement des économies à aller chercher», avance la porte-parole, soulignant que les chauffeurs montréalais figurent parmi les mieux payés de l'industrie.

La compagnie entend surveiller de près la situation afin d'intervenir si le service était compromis.

Une assemblée générale des membres est prévue à la fin mai pour faire le point sur la situation. Le syndicat n'écarte pas un éventuel recours à la grève.

Difficultés avec les autres syndicats

Devant les «négociations stagnantes», le Syndicat du personnel administratif, technique et professionnel du transport en commun, lui aussi affilié à la FTQ pourrait emboîter le pas à celui des chauffeurs. Les membres évalueront en assemblée générale, demain soir, la possibilité d'entreprendre eux aussi des moyens de pression, indique la présidente, Chantal Labrecque.

De son côté, les syndicat qui représente les employés d'entretien, qui fait partie de la CSN, a lui aussi rejeté, au début avril, l'offre financière de l'employeur. Pour l'heure, les négociations se poursuivent sur les autres aspects de la convention. «Mais c'est clair que lorsque nous parlerons de l'aspect financier, cela va accrocher», fait valoir Pierre Saint-Georges, président du Syndicat du transport de Montréal.

Les cinq conventions collectives des employés de la STM sont échues depuis le début du mois de janvier.


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