Une américanophilie qui inquiète Téhéran
Mots clés :
Téhéran - Les gouvernants iraniens sont inquiets: inquiets de la présence américaine à leurs portes, à l'est comme à l'ouest, inquiets de l'invasion de l'Irak «avec si peu de résistance populaire», inquiets du renversement rapide du régime de Bagdad, inquiets de la marginalisation de l'ONU, inquiets de la désillusion totale du peuple iranien qui, depuis le début de la crise irakienne, se traduit par un proaméricanisme acharné de la population... mais, surtout, inquiets de la vox populi, qui réclame «un changement de régime avec l'aide des Marines américains». Cette revendication est prise assez au sérieux dans les cercles politiques pour que la reprise des relations avec l'Amérique -- tabou vieux de 24 ans -- soit désormais à l'ordre du jour à Téhéran. Ces relations avaient été rompues à la veille de l'établissement de la République islamique et de la prise en otage de 55 diplomates américains, en 1979.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
Si vous êtes abonnés mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.

