Sondage Léger Marketing - Le Devoir - PQ ne rime plus avec référendum
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Plus de la moitié des électeurs ne croient pas que le Parti québécois reviendrait à la charge lors d'un troisième mandat
Près de deux électeurs péquistes sur trois ne croient pas que le Parti québécois tiendrait un référendum sur la souveraineté s'il était réélu lundi prochain.Plus d'un Québécois sur deux (54 %) ne croit pas que le PQ reviendrait à la charge avec un troisième référendum sur la souveraineté du Québec. Et si une majorité d'électeurs ayant l'intention d'appuyer le Parti libéral (51 %) pensent qu'un gouvernement péquiste engagerait le Québec dans une démarche référendaire, 65 % des électeurs péquistes, tout comme 55 % des adéquistes n'y croient tout simplement pas.
«Quand le Parti québécois laisse planer une ambiguïté sur la question nationale, la conséquence c'est que les gens sont moins souverainistes et ne croient pas à la tenue d'un référendum. Le seul effet négatif de cette position, c'est le taux de votation des souverainistes qui risque de chuter», fait valoir Jean-Marc Léger.
En tout début de campagne, Bernard Landry a tenu un discours qu'il est plus habituel d'entendre en fin de campagne, quand le parti cherche à ratisser large, soit en tendant la main aux fédéralistes. Il s'est gardé toutes les portes ouvertes en misant sur le bon gouvernement, tout comme il l'avait fait lors du conseil national de la fin de semaine précédant le déclenchement électoral. «Si une fois que vous avez écouté ce que j'ai dit, vous ne saviez pas s'il y avait un référendum ou s'il n'y en avait pas, vous avez bien compris parce que c'est ça que je voulais dire: je ne le sais pas moi non plus. Ce que je sais, c'est qu'il n'y a qu'un parti souverainiste dans la course», avait alors affirmé le premier ministre Landry qui maintient toutefois son horizon 2005 pour que le Québec accède «au concert des nations».
Un référendum non souhaité
Quant à savoir si les Québécois souhaitent la tenue d'un référendum sur la souveraineté au cours d'un prochain mandat, les résultats du sondage Léger Marketing sont clairs: 69 % des Québécois ne le souhaitent pas. L'allégeance politique influence l'opinion exprimés par les répondants. Ainsi, 92 % des libéraux ne veulent pas d'un référendum et 69 % des Québécois qui appuient l'Action démocratique. Seuls les électeurs péquistes sont majoritairement (52 %) d'accord avec l'idée d'un référendum.
Pour ce qui est des relations provinciales-fédérales, le chef libéral Jean Charest apparaît comme le mieux placé pour obtenir d'Ottawa un meilleur équilibre fiscal. Une proportion de 45 % de la population fait confiance à M. Charest pour qu'il bataille avec Ottawa pour un meilleur partage des revenus au sein du Canada. Bernard Landry suit avec dix points en arrière. Le chef de l'ADQ Mario Dumont ne recueille que 7 % d'appui dans ce dossier.
À une semaine de l'appel aux urnes, quatre Québécois sur cinq se considèrent suffisamment informés pour prendre une décision. À l'inverse, 19 % des électeurs disent ne pas être assez informés pour choisir le parti pour lequel ils voteront lundi prochain. Parmi ce dernier groupe, on retrouve majoritairement (41 %) des répondants âgés de 18 à 24 ans.
Le débat d'idées a été fait dans les mois précédant le déclenchement des élections. «C'est grâce à ce que l'ADQ a provoqué et le fait que les libéraux ont présenté leur plate-forme électorale en septembre dernier», conclut Jean-Marc Léger.
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