Fini les autorisations de polluer permanentes

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Louis-Gilles Francoeur
Édition du jeudi 20 mars 2003

Mots clés :

Le ministre de l'Environnement et de l'Eau, André Boisclair, s'est engagé hier à réformer le système d'autorisations visant les procédés industriels ou polluants de façon à ce que celles-ci puissent être revues cycliquement à la lumière des nouvelles technologies ou de besoins nouveaux du milieu.

S'adressant hier aux milliers de participants au Salon Americana sur les technologies environnementales, qui se tient tous les deux ans à Montréal, le ministre Boisclair s'est engagé au nom de Québec à «remplacer les actuelles autorisations à vie par des autorisations renouvelables». Cependant, a-t-il dit, l'engagement du gouvernement se limite aux installations qui émettent des contaminants.

Pour l'instant du moins, devait-il préciser en entrevue au Devoir, le gouvernement ne songe pas à généraliser les autorisations renouvelables à tous les projets importants, comme les grands barrages, ce qui est le cas aux États-Unis... Le renouvellement cyclique des autorisations accordées aux entreprises ou aux activités polluantes, a précisé le ministre, ne déboucherait pas non plus sur une remise en question de leur existence ou de leur pertinence. Par cette ouverture, le gouvernement, a-t-il dit, veut forcer prioritairement les entreprises à se doter de techniques plus efficaces si celles-ci sont disponibles ou si les besoins du milieu environnant exigent des précautions ou des exigences dont on n'avait pas idée au moment d'émettre la première autorisation.

Le ministre de l'Environnement et de l'Eau a aussi pris l'engagement de renforcer sensiblement le système d'inspection de son ministère, dégrossi comme tous les autres au cours de la dernière décennie même si, contrairement à d'autres, il n'avait pas atteint une masse critique suffisante pour remplir toutes les missions que la loi lui confie. Dans le cas des entreprises polluantes, a précisé le ministre Boisclair, le ministère pourrait réduire ses travaux d'examen des projets en amont des autorisations. En contrepartie, il pourrait accentuer ses inspections de façon à véritablement contrôler la performance des industriels, y compris par des inspection à l'aveugle. Cependant, a ajouté André Boisclair, il y aura toujours lieu d'examiner à fond et en amont les projets qui s'insèrent dans les milieux naturels.

Dans ce domaine, le ministre estime que toutes les entreprises potentiellement polluantes devraient minimalement être inspectées aux 18 mois, un objectif désormais adopté dans le secteur agricole.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


[an error occurred while processing this directive]

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com