Rapport du Forum médical canadien - La pénurie de médecins continuera de s'accentuer

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Édition du jeudi 20 mars 2003

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Ottawa -- Le nombre de médecins par personne au Canada, déjà beaucoup moins élevé que dans les autres pays industrialisés, devrait décliner encore davantage au cours des 10 à 20 prochaines années, selon une nouvelle étude fédérale.

Les citoyens des petites villes et des régions rurales auront alors accès à encore moins de médecins qu'actuellement, précise-t-on dans cette étude réalisée par un groupe de travail du Forum médical canadien, comprenant des responsables des principales organisations médicales au pays. Les milieux urbains pourraient également connaître des problèmes à cet égard.

«Tous les scénarios entourant le nombre de médecins dans les régions rurales et éloignées du Canada [...] indiquent une baisse du nombre de médecins par personne pour chaque année jusqu'en 2021», affirment les auteurs du rapport.

Selon le document, la proportion de médecins travaillant dans les petites municipalités ainsi que dans les régions rurales a chuté à 9,8 % en 1996. Cinq ans auparavant, elle était de 14,9 %.

Le Canada compte actuellement 2,1 médecins par tranche de 1000 habitants, soit environ

25 % de moins que la moyenne de 2,8 enregistrée dans les autres pays industrialisés. Statistique Canada a déjà rapporté que des millions de Canadiens ne parvenaient pas à se trouver un médecin de famille.

Recommandations

Le groupe de travail du Forum médical canadien formulera des recommandations dans son rapport final qui doit être déposé en septembre 2005, a indiqué son coprésident, Michel Brazeau.

«Nous ne sommes pas là pour fournir des solutions miracle parce que nous ne pensons pas qu'il y en ait», a déclaré M. Brazeau, dirigeant du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. «Nous sommes là pour un bon moment. Notre mandat, d'environ trois ans et demi, est de mettre au point les stratégies qui sont de mise.»

La pénurie de médecins a été en partie imputée aux coupes imposées par le gouvernement fédéral aux écoles de médecine dans le cadre des compressions budgétaires décidées lors des années 1990. Les inscriptions sont maintenant à la hausse, mais la différence entre l'offre et la demande demeure incertaine pour les années à venir.


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