Les bombes américaines
Mots clés : guerre
La JDAM
Le JASSM
Le missile de croisière JASSM (Joint Air-to-Surface Stand-off Missile) est le dernier-né des bombes tirées à distance de sécurité. Comme son équivalent britannique, le Storm Shadow, il va chercher seul sa cible en dépit de tous les brouillages. Plus furtif encore que le Tomahawk, il suit une trajectoire préétablie par GPS, guidé par une puissante tête chercheuse à infrarouges. L'armée américaine devrait disposer de 2400 exemplaires de ces engins qui lui ont coûté plus de trois milliards $US.
Le Tomahawk
Ces missiles de croisière ont fait leur première apparition le 17 janvier 1991 lors du déclenchement de l'opération «Tempête du désert». Il s'agit d'une arme particulièrement efficace contre les infrastructures importantes. Doté d'une tête nucléaire ou d'une charge classique, le Tomahawk vole vers sa cible à une vitesse d'environ 880 km/h. Discret, sa portée varie entre 460 et 2500 kilomètres et sa précision est de 80 mètres. Il a été commandé à des milliers d'exemplaires par la Marine américaine à un coût oscillant entre 600 000 et 1,2 million $US pièce.
Le Patriot
Utilisé comme rempart contre les missiles ennemis en 1991, le Patriot y avait connu un faible taux de réussite, n'interceptant que 70 % des missiles en Arabie Saoudite et 40 % en Israël. Le Patriot de première génération a donc fait place au Patriot PAC-2, beaucoup plus efficace avec ses huit lanceurs renfermant quatre missiles chacun. Plus fin et moins lourd que le PAC-2, le PAC-3 reposant sur la technologie du hit to kill (destruction par impact direct) devrait bientôt faire une apparition remarquée.
La BLU-82 et la MOAB
Surnommée la «daisy cutter» (littéralement, la «faucheuse de marguerites»), la BLU-82 est la plus grosse bombe classique au monde et la plus destructrice de l'arsenal conventionnel américain. Son effet destructeur est comparable à 20 missiles Scud. De la taille d'une petite voiture, elle renferme 5,71 tonnes d'explosifs GSX. Elle sera remplacée par la MOAB (Massive Ordnance Air Blast, ou «mother of all bombs»), la «mère de toutes les bombes, qui aurait un pouvoir de destruction équivalent à un petit engin nucléaire.
Les bombes antibunkers
La bombe à forte pénétration GBU-28 est une bombe à guidage laser coiffée d'un pénétrateur en uranium appauvri doté d'une charge explosive de 285 kilos. Elle sera la munition de choix pour détruire les bunkers des commandements irakiens. Confectionnée à la hâte en 1990, le Pentagone dispose désormais d'une bombe plus perfectionnée, la BLU-116. L'administration Bush examine également d'autres perceuses de ce type, notamment une arme nucléaire capable de percer les roches les plus dures.
La E-Bomb
Aussi appelée la bombe à micro-ondes, la E-Bomb fait partie de la nouvelle panoplie d'armes développées par le Pentagone -- mais dont l'existence n'est pas reconnue par les États-Unis -- pour paralyser les centres de contrôle et de commandement de l'ennemi. En explosant, sa charge émet un faisceau d'énergie qui fait fondre les réseaux d'ordinateurs et les liaisons téléphoniques. Si une version bon marché tombait entre les mains de terroristes, un recul de notre civilisation informatisée pourrait avoir lieu.
La BLU-118
Déclenchant un mur de feu, la bombe «thermobarique» BLU-118 est l'une des plus terribles de l'arsenal américain. Utilisée en Afghanistan contre les talibans, cette bombe absorbe l'oxygène des espaces clos. Cette bombe thermobarique contient deux engins explosifs et un produit hautement inflammable. Une nouvelle version, la BLU-118S, a spécialement été mise au point pour la guerre contre le terrorisme.

