Après Duplessis, Staline - Dumont s'insurge contre la gestion des garderies «à la soviétique»
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Photo: Agence Reuters
À l'ADQ, ces paroles ne sont pas tombées dans l'oreille d'un sourd. Le système actuel de centres de la petite enfance fait de «la gestion par listes d'attente. C'est le symbole ultime des politiques socialistes», a dit M. Dumont hier matin, alors qu'il participait à l'émission du morning man Jeff Fillion sur les ondes de CHOI-FM à Québec.
La gestion à la soviétique, c'est qu'il n'existe qu'un modèle unique dans l'offre de services de garde, a soutenu M. Dumont. Par conséquent, l'ADQ entend maintenir le réseau des garderies à 5 $ et continuer à y investir au même niveau que le gouvernement péquiste en créant 42 000 places pour un total de 200 000 en 2005 et de 250 000 à terme. «Nous n'avons jamais critiqué l'existence» des garderies à 5 $, a-t-il dit.
Un gouvernement adéquiste offrira toutefois un bon de garde de 30 $ par jour, ou de 7800 $ par année, soit l'équivalent de la subvention aux garderies à 5 $, aux parents qui font garder leur enfant à la maison. Pour les familles dont un des membres décidera de rester à la maison avec la progéniture, elles recevront 20 % de cette subvention, soit 1560 $ par année pour chaque enfant. Selon les calculs de l'ADQ, ces deux mesures toucheront 123 000 enfants qui sont exclus du régime actuel et coûteront 300 millions. Le budget consacré aux services de garde passera donc à deux milliards sous un gouvernement de l'ADQ.
Selon la députée de Berthier et porte-parole pour la famille, Marie Grégoire, qui accompagnait son chef, ces mesures permettront aux travailleurs autonomes et à ceux qui ont des horaires atypiques de recevoir l'aide de l'État. «Ces parents-là se retrouvent abandonnés par le système par le programme du gouvernement», a dit M. Dumont. L'«addition des contributions» mettra fin aux délais d'attente qui peuvent atteindre deux ans pour obtenir une place en garderie.

