La marginalisation de l'ONU se concrétise
Mots clés : onu, marginalisation
«Nous sommes face à la fin d'une ère qui s'est ouverte avec Pearl Harbor»
New York - Les Nations unies ne seront plus les mêmes au sortir la crise irakienne. C'est avec un sentiment d'impuissance que les diplomates onusiens s'interrogent sur la suite des événements, alors que la situation est totalement bloquée à New York et que l'ONU paraît devoir être ignorée par les États-Unis et leurs alliés. Dans une ultime tentative, la France, la Russie et l'Allemagne ont tenté de replacer l'organisation internationale au centre des débats, en proposant une réunion du Conseil de sécurité au niveau ministériel demain. La proposition a été balayée par le secrétaire d'État Colin Powell qui a déclaré «ne pas voir quel intérêt aurait une nouvelle réunion». En fait plus personne ne croit en la diplomatie. Depuis des semaines, George W. Bush martèle un seul et même message: si le Conseil de sécurité n'approuve pas la guerre en Irak, il fera la preuve de son inutilité. Et il est certain que si les États-Unis interviennent militairement en Irak sans mandat de l'ONU, la crédibilité de l'organisation internationale fondée en 1945 en sera directement affectée.Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
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