
Photo: Agence Reuters
L'armée irakienne fait sans doute beaucoup plus peur à Saddam Hussein qu'à George Bush. Pour éviter d'être renversé par un coup d'État militaire, le dictateur de Bagdad n'a cessé de surveiller, de diviser et d'épurer forces armées et services de sécurité. Avec le résultat évident de les affaiblir. Épuisée par le conflit avec l'Iran (1980-1988), étrillée lors de la première guerre du Golfe (1991), abattue par plus d'une décennie d'embargo et de terreur policière, l'armée irakienne ne représente guère plus qu'une «capacité de nuisance» face à l'armada américaine prête à l'attaquer.
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