Opinion

Lettres: Petit conseil à Mario Dumont

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Émile Boudreau, Montréal, le 2 mars 2003

Édition du lundi 10 mars 2003

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Il semble bien que certains Laforest, Bourque et autres aient évalué que la seule ouverture qui leur soit offerte pour avoir une occasion, si mince soit-elle, d'atteindre à un niveau élevé dans l'arène politique au Québec, soit en passant par l'ADQ afin de profiter du phénomène «éloise-Mario» dont nous avons été les témoins récemment.

Témoins quelque peu amusés, il faut le dire! Dans les autres partis, les places sont prises. Donc, pour Bourque, c'est une campagne «à la grandeur du Québec» et pour le policologue Laforest, ce sont les fouilles dans les catacombes laissées vides par Duplessis lors de son décès en septembre 1959. Il va y avoir l'élection. Ensuite, on verra ce qu'on verra. Mais en attendant, on se prépare, que diable!

Il me semble que si j'étais Mario, au lieu de me réjouir béatement des initiatives fracassantes de ces nouveaux adeptes, qui ne se sont déclarés que lorsque la table leur semblait mise, je jetterais fréquemment un regard par-dessus mon épaule pour m'assurer que leur enthousiasme désordonné ne cache pas quelque chose qui ressemble à de longs couteaux!

Surveille ton comté, Mario. Au mieux, c'est à peu près tout ce qu'il va te rester après l'élection. Si jamais tu le perdais, tu pourrais dire adieu à la chefferie et tu pourrais, comme Perrette, dire «adieu veau, vache, cochon, couvée».


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