Les producteurs porcins veulent la levée du moratoire

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PC
Édition du samedi 15 et du dimanche 16 février 2003

Mots clés : porc

Québec -- Pour demeurer concurrentiels et conserver leur part de marché, les producteurs de porcs demandent au gouvernement Landry de lever le moratoire qui interdit la création de toute nouvelle porcherie.

Les producteurs estiment avoir fait leurs devoirs au cours des dernières années, en matière de réduction de la pollution causée par le lisier, et craignent de se faire damer le pion par d'autres pays s'ils renoncent à accroître la production porcine québécoise. Le Québec produit annuellement sept millions de porcs dans l'une ou l'autre des 3000 fermes porcines. Le taux de croissance annuel se situe à environ 5 %.

Ils prétendent en fait réussir le tour de force d'atteindre deux objectifs apparemment contraires: diminuer l'impact négatif de leur industrie sur l'environnement et, en même temps, non seulement maintenir, mais accroître chaque année le nombre de porcs produits -- et, par conséquent, la quantité de lisier, une source reconnue de pollution des cours d'eau.

«Si la production porcine subit trop longtemps le moratoire, on va se faire sortir du marché. On va perdre notre expertise et notre compétence. On ne sera plus compétitifs», a fait valoir le président de la Fédération des producteurs de porcs du Québec, Clément Pouliot, lors d'un point de presse, hier.

La Fédération présentait à cette occasion à ses membres un rapport faisant état des progrès accomplis dans leurs pratiques environnementales au cours des dernières années.


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