Un nouveau médicament pour soulager ceux qui souffrent de problèmes respiratoires
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Santé Canada vient d'approuver un nouveau médicament, le Spiriva, qui réduit significativement les symptômes de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), une affection principalement causée par le tabagisme et qui tue un Canadien toutes les heures.
«Les personnes atteintes de MPOC sont limitées dans leurs activités à cause d'essoufflements. Pour plusieurs, ces symptômes sont invalidants et interfèrent avec leur qualité de vie», affirme le Dr Jean Bourbeau, directeur médical de la clinique MPOC et de réadaptation respiratoire de l'Institut thoracique de Montréal, à l'hôpital Victoria.
1,5 million de victimes
On estime que 1,5 million de Canadiens souffrent de MPOC, mais pour la moitié d'entre eux, la maladie n'a pas été diagnostiquée par un médecin. Quatrième cause de décès au Canada, la MPOC voit sa prévalence croître année après année.
Bien que le tabagisme soit à l'origine de plus de 90 % des cas de MPOC, l'exposition professionnelle à diverses poussières en suspension dans l'air, la pollution atmosphérique et une prédisposition génétique représentent aussi des facteurs de risque susceptibles de provoquer l'apparition de cette maladie.
Bien que la MPOC ressemble à l'asthme, elle s'en distingue par le fait qu'elle survient surtout chez les personnes de plus de 40 ans alors que l'asthme peut se manifester à tout âge. De plus, tandis que, dans le cas de l'asthme, l'obstruction du débit d'air est épisodique et habituellement réversible avec le traitement, la fonction pulmonaire des patients atteints de MPOC se détériore de façon irréversible.
Le Spiriva, qui vient d'être autorisé par Santé Canada et qui sera disponible sur ordonnance, agit en bloquant dans les poumons une famille de récepteurs sur lesquels se fixe normalement l'acétylcholine. En empêchant l'acétylcholine de se lier aux récepteurs, le Spiriva prévient la constriction des bronches qui provoque une respiration sifflante et la toux.
«Combiné à un programme de cessation tabagique et à une rééducation respiratoire, ce médicament améliorera la qualité de vie des patients et réduira considérablement le nombre de visites à l'urgence et les séjours à l'hôpital», précise Louis P. Brisson, directeur général de l'Association pulmonaire du Québec.
Pour Yves Dussault, qui souffrait de MPOC depuis dix ans et qui a participé aux études cliniques portant sur le Spiriva, ce nouveau médicament est une véritable bouée de sauvetage. «Avec Spiriva, je peux marcher plus longtemps et monter des escaliers plus rapidement, a-t-il déclaré. Ça fait du bien de pouvoir faire de l'exercice à mon rythme normal.»
À partir de maintenant, ce n'est pas uniquement M. Dussault qui pourra éprouver ces améliorations mais bien toutes les victimes de la MPOC, qui pourront désormais le demander à leur médecin.

