Les étudiants en médecine craignent d'être les victimes du conflit entre les spécialistes et l'État
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Les étudiants en médecine du Québec se sentent pris «entre l'arbre et l'écorce» à cause des moyens de pression des médecins spécialistes qui pourraient ultimement menacer leur session à l'université.
Les médecins spécialistes sont présentement en conflit avec le gouvernement concernant leur rémunération et leurs conditions de pratique. Ils ont reçu comme mot d'ordre, de la part de leur fédération syndicale, de s'abstenir de dispenser leurs cours aux étudiants en médecine.
«Cette situation-là, on la déplore profondément. On ne peut pas accepter qu'il y ait des cohortes de médecins qui soient retardées d'un an dans leur formation pour des considérations sur lesquelles on n'a pas d'emprise», s'est exclamé M. Cloutier, au cours d'un entretien téléphonique.
Les étudiants se sentent comme des boucs émissaires. «On se trouve un peu entre l'arbre et l'écorce. On est d'un côté pris en otage par nos professeurs et, d'un autre côté, assez peu écoutés de la part du gouvernement. On est coincés entre deux feux», a commenté M. Cloutier.
Finalement, ce pourrait être 150 étudiants qui pourraient être pénalisés à la fin de l'année, sans compter les effets à rebours pour les étudiants de la cohorte suivante qui devaient entrer en dernière année de médecine l'année prochaine, a-t-il noté. De plus, les finissants devaient devenir résidents, donc commencer à soigner les patients, ce qu'ils ne pourront peut-être pas faire, a-t-il ajouté.
M. Cloutier invite carrément les médecins spécialistes à «réintégrer les facultés pour donner des cours» à leurs étudiants, qui veulent simplement suivre leur formation.
«Pour ce qui est des autres demandes qu'ils ont, je pense qu'il y a d'autres moyens de les faire valoir. Nous, on veut un enseignement et un enseignement de qualité», a plaidé M. Cloutier.
Quant aux médecins spécialistes, ils doivent tenir une troisième journée d'étude jeudi prochain.

