Technologie - Chronique fourre-tout
Mots clés : technologie
À quelques heures de Noël, le chroniqueur ne peut résister à l'envie de répondre à quelques courriels et de lancer quelques flèches. Cupidon au boulot? Plutôt un diablotin de Noël.
J'en prends à témoin le courriel de François Trudeau, un sympathique gentleman qui ne fait pas dans la dentelle lorsque le clavier le démange.
En réaction à la chronique de la semaine dernière, François m'écrivait: «Acheter un ordinateur (surtout un Mac) ne se résume pas à son prix, je pense. Le iMac à écran plat, par exemple, offre des écrans de haute qualité et permet de les placer facilement dans des positions infinies. Ce souci d'ergonomie n'est certainement pas présent sur l'eMac (qui, autrement, est un excellent produit) et vaut largement la différence de prix entre les deux modèles.»
«Le iBook est l'ordinateur portable le plus compact, léger et le plus abordable jamais offert par Apple. Pourquoi ne pas le recommander à vos lecteurs?»
Bien que n'étant pas tout à fait d'accord avec M. Trudeau, nos discussions virtuelles, bien que viriles et ne donnant aucunement dans la rectitude politique de mise de nos jours, sont empreintes de respect et d'un certain plaisir d'échanger.
Toutefois, je ne pensais pas recevoir encore ce genre de courriel, celui des inconditionnels de la Pomme, qui ne vivent et jurent que par le Mac, au point de boire comme parole d'Évangile les propos d'un certain Steve. Il me semblait pourtant qu'à l'ère de la biodiversité informatique, en cette époque où les PC sous Windows, les Macintosh et les stations de travail Linux peuvent cohabiter ensemble en toute sérénité, un courriel avec une phrase comme «Sans doute vous passez plus de temps sur un clavier beige maintenant qu'un Mac» et me citant des propos de Steve Jobs longs comme le bras, je ne puis m'empêcher d'utiliser cette expression typiquement anglo-saxonne: «Get a life!».
Encore une fois, pour rassurer l'aimable lecteur qui se demande à quel râtelier le chroniqueur bouffe, celui-ci tient à vous rassurer de la sorte. Je suis à voile et à vapeur et cette chronique -- ainsi que de nombreuses autres publiées précédemment -- a été écrite avec un Mac portableÉ équipé d'un clavier noir (j'exècre le beige, mais pas pour les mêmes raisons que les fanatiques de la Pomme). D'autres chroniques ont été écrites avec un PC sous Windows, tandis que certaines l'ont été avec un texteur sous Linux. Bref, amis lecteurs et lectrices, le chroniqueur, il turbine avec toutes les plateformes possibles, sans en privilégier une au détriment des autres. Il peut effectuer sous Linux ce qu'un Mac est capable d'accomplir, et vice-versa. Et il en est de même avec Windows. C'est ça la biodiversité informatique. Le fanatisme religieux technologique toutefois, le chroniqueur ne peut le blairer.
Des nouvelles de Solange (mais pas celle que vous croyez)
À 70 ans, je viens de remplacer mon vieil ordinateur par un super PC avec 512 mégas de mémoire vive, etc. J'en suis ravie. J'ai aussi un écran plat. Bref, je me suis gâtée pour Noël. Il faut dire que j'ai un fils qui me conseille et m'installe tout ce dont j'ai besoin.
Une déception: le clavier qui vient avec cet ordinateur est nul. Bien qu'identifié ISO 9002 - Microsoft Windows, et tout le bataclan, il ne peut trouver les trémas, ni le o ou u accentué. J'ai évidemment choisi la langue Canada français. C'est d'ailleurs la même chose avec Canada anglais (note du chroniqueur: nous ne doutions pas, avec un tel fils, qui sera couché sur votre testament, il va sans dire, que votre configuration Windows était impeccablement réalisée).
J'avais un clavier génial -- clavier normalisé CAN/CSA -- avec touches indiquant en direct les à, ê,é, minuscules et majuscules. Mais ce clavier est maintenant très sale et les touches effacées. C'était un KeyTronic.
Dites-moi où je peux me procurer un clavier normalisé avec indications en clair sur le clavier. Si vous connaissez un meilleur produit que Key Tronic, il va de soi que je serai heureuse de le savoir. J'écris beaucoup et en français 90 % du temps.
Merci de vos conseils.
Joyeux Noël,
Solange Chalvin
(ex-journaliste du Devoir, il y a bien longtemps)
Chère Solange, croyez que nous sommes ravis, comme le bison, d'avoir de vos nouvelles.
Tout comme vous, le clavier, est le périphérique sur lequel je suis le plus exigeant. Après tout, comme vous le dites si bien, nous écrivons avec celui-ci, nous sommes en droit d'être difficiles.
Personnellement, après avoir essayé moult claviers, je reviens toujours au même, celui fabriqué par la société Microsoft. J'ai essayé aussi des Logitech qui sont très bien, mais, irrémédiablement, après quelques jours, mon coeur balance et demande à retrouver son vieux compagnon.
Comme vous l'exigez, celui-ci est adapté et francisé pour le Canada français, et il peut être utilisé indifféremment sur un Mac ou un PC. Les pilotes (drivers) pour les deux plateformes sont inclus sur un cédérom hybride.
Mais vous avouerais-je, je viens de me payer un petit plaisir, un clavier et une souris sans fil, toujours fabriqués par Microsoft. Au revoir les fils, on branche la base dans le port USB, et hop! on peut déposer le clavier sur ses genoux, poux, hiboux, et écrire dans la position de son choix. J'avoue, je suis un flemmard naturel, et le sans-fil me plaît bien pour cette raison.
Le meilleur conseil que je puis vous donner toutefois: la plupart des boutiques informatiques ont des claviers tout déballés, prêts à être utilisés. Demandez à en essayer quelques-uns pour être bien sur que vous serez satisfaite avec votre choix. Vous le savez, il n'y a rien de plus personnel qu'un clavier. Enfin, presque.
Et un très non politiquement correct Joyeux Noël à vous et votre famille.
mdumais@ledevoir.com

