Immigrés illégaux - L'Église catholique française n'accepte plus les occupations d'églises
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Paris -- L'Église catholique française, lasse de voir ses églises occupées par les immigrés illégaux, a décidé de durcir le ton et a demandé samedi soir aux forces de l'ordre de faire évacuer une église de la capitale.
Cette mesure coercitive, la première depuis l'occupation durant 15 jours en août dernier de la basilique de Saint-Denis, en banlieue parisienne -- qui avait relancé le mouvement des sans-papiers --, marque un tournant dans la politique d'accueil dont a fait montre jusqu'ici l'Église catholique française. Le 23 septembre dernier, les huit évêques de la région parisienne, après avoir été reçus par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, avaient estimé que ces types d'action «ont montré leurs limites».
«Dans les conditions actuelles, de telles opérations ne servent pas la cause des sans-papiers et n'améliorent pas leur situation», avaient-ils déclaré, en demandant que le «caractère religieux» des édifices soit respecté. En revanche, ajoutaient les évêques, l'Église continuera à accompagner les initiatives prises en faveur des sans-papiers et à offrir ses services de médiation.
Soutenus notamment par les partis d'extrême gauche et nombre d'organisations humanitaires, les sans-papiers se sont engagés dans une guerre d'usure destinée à faire aboutir leur principale revendication: une «régularisation globale» et non au «cas par cas», ainsi que l'a décidé l'actuel gouvernement de droite. «Nous n'avons plus le choix, il ne nous reste plus que les églises pour faire entendre notre voix», a déclaré samedi soir, peu avant son expulsion, le porte-parole des occupants de l'église Saint-Jacques-Saint-Christophe, Joseph Bucher.

