Un vote à 99 % - Les actionnaires de BCI approuvent sa dissolution

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Édition du samedi 13 et du dimanche 14 juillet 2002

Mots clés : bci, dissolution

Un plan de liquidation de Bell Canada International, une filiale de BCE qui a investi au Brésil dans l'industrie tourmentée de la téléphonie mobile, a été approuvé hier par 99 % des actionnaires, au cours d'une assemblée spéciale à Montréal.

Plus tôt dans la journée, c'est avec le même pourcentage que les porteurs de billets avaient approuvé le plan de liquidation, qui prévoit notamment la vente de l'actif de BCI afin d'en distribuer le produit aux créanciers et aux actionnaires.

La première compagnie de télécommunications au Canada, BCE, qui détient 62 % des actions de BCI, avait indiqué qu'elle voterait en faveur de la dissolution de BCI.

Le plan d'arrangement qui a été approuvé prévoit le regroupement d'actions au terme duquel le nombre d'actions ordinaires en circulation de BCI passera de 4,8 milliards à 40 millions, soit un ratio d'une action pour 120.

Colère

L'assemblée spéciale des actionnaires, à laquelle participaient aussi bien des hommes d'affaires que des personnes âgées, a été l'occasion pour certains participants retraités d'exprimer leur colère, ayant l'impression d'avoir été trompés.

«Cette réunion est une farce, parce que BCE détient plus de 50 % des actions», s'est indigné Morton Cherad, ajoutant que les résultats du vote étaient connus d'avance.

BCE, qui détient également la majorité des actions de la compagnie de téléphone Bell Canada, du réseau de télévision CTV et du quotidien The Globe and Mail, avait fait savoir en décembre dernier qu'elle envisageait de vendre sa participation dans BCI.

Toutefois, BCE a injecté en février 400 millions dans sa filiale afin de permettre à celle-ci de rester solvable jusqu'à ce que ses investissements en Amérique latine soient rentables.

Plus de crédit

Mais après qu'une autre grande compagnie brésilienne de téléphonie mobile eut annoncé qu'elle ne pourrait pas rembourser sa dette, BCI a fait savoir qu'elle serait également incapable de négocier les crédits nécessaires.

En juin dernier, la compagnie avait fait connaître son intention de vendre son principal actif -- les 39 % détenus dans Telecom Americas qui possède des compagnies de téléphones sans fil au Brésil -- pour 366 millions $US dans le cadre d'un accord qui libérait la compagnie de toute responsabilité à l'égard des garanties de 250 millions $US de Telecom Americas.

Alors que BCI a investi ces dernières années dans un grand nombre d'entreprises en Amérique latine et en Asie, elle est très peu présente au Canada, employant seulement 30 personnes à son siège social montréalais.


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