Opinion
Kananaskis, 300 millions en moins pour l'Afrique
Mots clés : g8
Réunis pour deux jours à Kananaskis, dans un décor exceptionnel, les dirigeants des pays du G8 vont décider de la meilleure façon de venir en aide à l'Afrique. L'Afrique, c'est un continent pourvu de ressources tout aussi exceptionnelles que peut l'être le décor du lieu de réunion. Qu'est-ce qui fait défaut pour permettre à l'Afrique de décoller économiquement, socialement et politiquement? Voilà la question.
Si l'on voulait véritablement venir en aide à l'Afrique, on prendrait les décisions en fonction des solutions qui sont connues, en convocant une vidéoconférence de trois ou quatre heures, quitte à répéter l'exercice tous les six mois, le temps qu'il faudra pour ajuster les solutions aux problèmes à résoudre. À lui seul, le Canada dégagerait 300 millions de dollars canadiens de plus pour l'Afrique en utilisant la vidéoconférence, si l'on tient compte des seuls frais de sécurité.
Comme on peut le constater, s'il est facile d'avoir des budgets importants pour les réunions du G8, cela devient moins évident lorsque vient le temps de consacrer les vrais dollars au règlement des réels problèmes africains. Demandez aux dirigeants des ONG, ils vous confirmeront que ce serait vraiment formidable s'ils arrivaient à débloquer des fonds aussi facilement qu'on le fait pour la sécurité des dirigeants du G8. Par la vidéoconférence, on assurerait une meilleure sécurité aux dirigeants du G8. L'efficacité et la productivité des dirigeants y seraient accélérées. Par contre, le spectacle ne serait pas là, à moins que la vidéoconférence soit présentée à la télé, à l'échelle planétaire.
Avec la formule de la présentation sur tous les réseaux télé du monde, les dirigeants du G 8 craignent une chose, les manifestations de désapprobation, les solutions n'étant pas celles que les peuples désirent que prennent les dirigeants. Kananaskis, un endroit de rêve pour nos dirigeants.

