Opinion

ADQ - un vote aberrant

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Catherine Caron, Montréal

Édition du samedi 01 et du dimanche 02 juin 2002

Mots clés : adq

Le 30 mai dernier, Eric Pier Sperandio signait une lettre dans Le Devoir, intitulée «Je voterai pour l'ADQ». Il y exprimait ses dilemmes électoraux, que je partage tout à fait, notamment en ce qui concerne le PQ, qui dirige de facto trop à droite à mes yeux. Le Parti libéral le ferait certainement davantage, à plus forte raison sous Jean Charest. Mais choisir l'ADQ en pensant «voter pour le changement, en espérant l'honnêteté», sans égard pour le programme et la vision du parti, c'est tout simplement aberrant. C'est voter pour un slogan, un credo, une pensée magique.

Le programme de l'ADQ est encore plus à droite que l'action du PQ actuel. On peut bien s'imaginer naïvement, comme le fait M. Sperandio, un Mario Dumont stupéfiant d'audace, tel un nouveau dirigeant novateur qui «saura prendre le pas sur les fonctionnaires». Mais on peut être bien plus certain qu'il se soumettra à l'idéologie néolibérale et à ses maîtres et défenseurs.

Si c'est la social-démocratie qui intéresse certaines personnes tentées ainsi par l'ADQ, il y a de bien meilleurs choix à faire et mille façons de voter chaque jour. En vrac, ces options se nomment: Amnistie internationale, Alternatives, Greenpeace, Attac-Québec, Eau Secours, le commerce équitable, l'agriculture biologique, l'Union paysanne et combien d'autres, en plus de la participation active à la vie démocratique en agissant et en réagissant beaucoup plus intensément aux décisions et actions de nos élus et des non-élus (financiers, chefs de multinationales, etc.).


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