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Tout a commencé par une inscription à un petit cours de philo à l'université. Il paraît que le journalisme n'a plus d'avenir, je retourne user les bancs d'école. Philosophe, il me semble que c'est un métier qui tient la route depuis assez longtemps. Première surprise: les dédales administratifs universitaires sont devenus à la fois invisibles, labyrinthiques et silencieux, constitués de NI (numéros d'identification), de noms d'utilisateur, de mots de passe, de NRC, d'IDUL et d'adresses telle cherejoblo@ulaval.ca. Un jour lointain, pensait-on, l'université ne sera plus un endroit mais un code d'accès. Nous y sommes déjà. Ne nous manque que le code-barre sur le front.
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Je savais le vin beau, bon et bénéfique. Je le savais animé, vivant, particulièrement rassembleur; surtout, je le savais heureux de me rendre moi-même heureux. Hormis le regard brillant de ma fiancée écoutant un prélude de Sergei Rachmaninov joué au piano par Mathieu Gaudet, rien n'arrive à la cheville de cet émoi vécu de l'intérieur par un bon verre de vin. Même pas une bonne portion de frites-mayonnaise.
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La technologie évolue vite. Trop vite. Qui peut suivre? À peine nous sommes-nous équipés des derniers gadgets en matière de cinéma-maison qu'on nous promet, sous peu et pour tous, le cinéma en relief (3D) au salon. Et combien d'autres révolutions, dont la dématérialisation accélérée du film à emporter.
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J'avais six ou sept ans. J'habitais la rue Workman, cette rue de Saint-Henri qui traverse la rue Atwater près du marché du même nom, à quelques pas seulement de la caserne des pompiers au coin de Workman et Vinet. Au-dessus de la caserne des pompiers, il y avait une immense salle où, tous les dimanches, on présentait une séance de cinéma. Nous, les enfants, nous ne pouvions pas aller au vrai cinéma, car les parents craignaient qu'un incendie survienne et que nous soyons tous en danger de mort. Ça s'était produit quelques années auparavant et la peur était toujours présente. Mais au-dessus de la caserne des pompiers... j'imagine que ça les rassurait tout à fait.
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Depuis hier, le gratin politique de la planète veut se faire voir à Davos. Pas pour réfléchir, comme le veut la philosophie de cette initiative, mais pour des objectifs «ciblés», savamment préparés par les états-majors politiques de chaque État. Le tout dans une atmosphère détendue, avec des artistes à qui l'on coupe les subventions et menace les droits d'auteur le reste de l'année, et des philosophes dont on lira le nom sur les programmes, faute d'avoir lu leurs livres. Nos premiers ministres Harper et Charest disent carrément qu'ils y vont pour attirer des capitaux.
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J'ai déjà un préjugé favorable envers la Thaïlande, sa cuisine et la richesse des produits qu'on y trouve. J'avais convié une amie, chargée de guides et de questions et qui souhaitait partir pour six semaines, à un souper en semaine au restaurant Thaïlande. Ouvert en 1987, ce restaurant est l'un des pionniers du genre à Montréal.