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Le courriel tombait pile. «Je trouve bien curieux l'aspect filiforme du bouchon de champagne mais surtout le pop!, ou, devrais-je plutôt dire, le pfuiiittt! pour le moins silencieux qui a suivi l'ouverture de la bouteille. Est-ce préjudiciable à la qualité?» Courriel d'autant plus intéressant que, hasard, coïncidence ou alignement fortuit de planètes qui ne s'étaient nullement consultées pour l'occasion sur leur position respective, je venais personnellement, sur trois bouteilles consécutives, de vivre la même expérience! Remarquez, cela aurait pu aussi se produire sur de simples bouteilles de mousseux.
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C'est bien pour dire. Après s'être farci ce matin en compétition le très mauvais film japonais The Box de Banmei Takahashi — nous y reviendrons—, le désespoir s'est fait sentir. D'où l'envie de fuir à toutes jambes cette compétition de niveau globalement trop faible, en pestant contre cette pochade nippone qui serait déplacée dans tout festival de cinéma.
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Je suis allé dimanche dernier voir Piranha 3D. Parce que la journée était par avance dédiée à la sottise tonitruante — le grand prix Nascar avait lieu en même temps à l'île Notre-Dame, autant dire sous ma fenêtre —, j'ai décidé de courir dans le sens du vent. Mettez ça sur le compte de la chaleur qu'il faisait. Plus sûrement sur l'enthousiasme de collègues, amis et critiques, qui étaient revenus enchantés de la projection du film d'horreur d'Alexandre Aja, vantant la qualité plastique inattendue de la production (avec raison) et le sens d'autodérision «irrésistible» du scénario vaguement inspiré de celui du film original de Joe Dante datant de 1978.
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Dans deux semaines, les chasseurs de petit gibier pourront à nouveau traquer les gelinottes et les lièvres dans toutes les régions du Québec. Certes, la chasse n'est pas à son apogée quand la forêt est encore verte et touffue à la mi-septembre, mais qu'à cela ne tienne, c'est le début des longues virées en forêt, en solitaire ou avec son chien. Ce sera au même moment l'ouverture de la chasse au cerf à l'arc et à l'arbalète dans quelques régions, une chasse qui se généralisera la semaine suivante à peu près partout alors que s'ouvrira sur les cours d'eau la chasse à la sauvagine.
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La commission Bastarache va très certainement réussir à démontrer que plus on aime le pouvoir, plus on risque de s'y brûler les ailes. Je ne suis pas sûre que ce soit exactement son mandat, mais une fois que tous les témoins auront parlé, quand l'armée d'avocats présents aura fini de palabrer, on saura que le pouvoir est un jeu dangereux qui agit sur ceux qui s'y adonnent comme le feu quand il attire les papillons de nuit et les éblouit avant de les brûler. Pour certains, ce sera une découverte; pour d'autres, ça confirmera ce qu'ils savaient déjà.
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Dans cette banlieue aseptisée du nouveau Boucherville passablement bétonné, les restaurants poussent plus vite que les arbres et s'installent souvent avant les nouveaux arrivants. De Novello, on s'attend à du nouveau, comme dans «nouveau genre, nouvelle cuisine» ou encore «décor qui surprend».
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Et si l'on commençait par la fin, la chute? Pourquoi pas? La rentrée est un synonyme usé pour routine retrouvée et s'associe à l'oppressante impression que tout reprend son cours immuable, sans véritable prise sur le destin. Si la ministre Nathalie Normandeau s'avère capable de spinner un 180 au sujet des gaz de schiste en invitant le BAPE à consulter in extremis la population (sur le comment et non sur le pourquoi, précise-t-elle; donc 2 x 180 = 360), tout le monde est capable de virer sa cuti et de changer son fusil d'épaule.